Semaine québécoise du camping

Chronique Barbu de Ville | Un plan simple

07 mai 2019

Le plan était simple, un vrai jeu d’enfant! Deux voisins qui sont voisins depuis assez longtemps pour avoir vu leurs enfants respectifs être bébés et se rendre jusqu’au secondaire. Et ça continue de grandir pendant que nous on continue de vieillir.

Moi et mes deux enfants, Olivier et ses trois enfants, deux tentes, pas de services, quatre jours dans le bois à découvrir le camping. Il faut savoir que c’était la première année de camping pour mon voisin qui s’intéressait aux tentes-roulottes, mais qui a fait de la bonne vieille tente cette année-là! Nous étions au début septembre, et pour moi c’était une première expérience en camping.

Le site est tout simplement magnifique, un genre de Disney World du plein air pour les grands et petits, mais toujours dans le respect de la nature. Nous sommes dans un petit boisé près de la magnifique plage, du terrain de jeux et des sanitaires! Un vrai jeu d’enfant le camping!

Nous installons nos tentes respectives pendant que les enfants vont s’amuser sur le site! Le camping, c’est totalement juste ça: laisser les enfants être des enfants. Le plaisir au premier plan avec une part d’autonomie sans que l’adulte un peu débile soit en arrière avec les protège-coudes, les protège-genoux, le «cass» et probablement aussi la cloche de verre. Le camping, pour les enfants, c’est un jeu d’enfant.

Le camping, c’est vivre en 2019 ce que les enfants des années 70 vivaient à chaque jour. Une certaine liberté saine et utile.

Alors je monte ma tente pour la première fois de ma vie, un vrai jeu d’enfant ou presque! Je suis fier de moi. Je suis le nec plus ultra du campeur de fin de semaine.

Je pense déjà à m’ouvrir une petite broue de type microbrasserie: j’ai dans mes bagages une excellente Saison du Tracteur du Trou du Diable. La vie est facile, le ciel est magnifique et notre rond de feu est paisible, une flamme apaisante qui attend mes smores.

J’ai oublié un léger détail, mais rien de trop grave. J’ai oublié de gonfler les matelas; on parle ici d’un double méga giga! La noirceur est en train de s’installer tranquillement partout dans Brébeuf et moi je sors le kit cheap à gonfler. C’est là que le camping devient moins un jeu d’enfant quand t’es pas bien équipé.

Le maître du temps s’est chargé d’allonger le temps pour moi. J’en suis persuadé car à chaque fois que je regardais ma montre, j’avais l’impression que le temps reculait. Un double matelas, ça contient beaucoup trop d’air, fais-moi confiance! Faudrait en aviser les usines de matelas gonflés; ça doit être la même industrie que ceux qui produisent des chips!

Quarante-cinq minutes plus tard, tout trempe à la lavette, le maudit matelas est prêt et j’ai perdu 5 lb. Voilà, je peux devenir gourou de la perte de poids! C’est vendeur, il me semble: 5 lb en 45 minutes garanti ou argent remis!

Le lendemain matin, je me réveille au son des cris des outardes: c’est bucolique. Je me fais un petit café instantané et je regarde le spectacle des outardes! Le paysage est magnifique! Dans l’après-midi, avec les enfants, on va à la plage sauter sur des maudits matelas gonflés qui par magie se dégonflent plus vite que mon kit cheap peut les gonfler. Un hasard? Je ne crois pas! J’en conclus que l’industrie du matelas gonflé a une grosse prise de conscience à faire.

Le soir, avant de manger des saucisses à hot-dog sur le feu et de nous conter des peurs, je vais aux sanitaires avec mes enfants prendre nos douches. Théo sous une douche chaude après une journée dehors, c’est un spectacle en soi: «Mais papa, c’est la meilleure douche que j’ai jamais pris. Ça fait tellement du bien!». Et depuis ce jour, Théo a découvert le plaisir de prendre une bonne douche chaude! De l’entendre dire, du haut de ses cinq ans: «My god que c’est bon! L’eau est chaude, je vais être vraiment bien dans mon pyjama après!», je capote!

Et la fin de soirée sur le bord du feu qui devient littéralement un feu de joie! Des bonnes bûches bien sèches, un rond de feu, un paquet de saucisse à « hot-doy », des marshmallows et deux papas qui racontent des histoires aux enfants! Des histoires de peur, des histoires drôles, des bonnes vieilles histoires de Newfies jusqu’à ce que Morphée arrive silencieusement mettre de la poussière de dodo sur les paupières de plus en plus lourdes de notre marmaille!

Par la suite, dormir au son de la nuit. Un sommeil de monde qui ont passé la journée dehors, c’est les meilleurs sommeils possibles.

Le camping est un jeu d’enfant à condition d’apporter dans ses bagages son cœur d’enfant! Et quand le camping se déguise en bonheur, tu as juste à faire comme tes enfants, simplement sauter dans le costume toi aussi.

Le camping, c’est un jeu pour les petits et pour les grands.

 

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2 commentaires

  1. Commentaire par Lise Maher le 13 mai 2019 à 14 h 57 min

    C’est certain que je ne veux pas manquer tes textes sur le camping…! Si c’a ressemble à celui-là, ça promet…!! 😁

  2. Commentaire par Johanne le 14 mai 2019 à 21 h 05 min

    Vraiment un plaisir a lire.

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