Semaine québécoise du camping

Le «voisinage» en camping: une obligation?

31 mai 2018

On le sait, la promiscuité fait parfois partie de la vie en camping : partage des blocs sanitaires entre les campeurs, partage des points d’eau, des lieux d’activités, des aires de jeux, proximité relative des emplacements de camping, etc.

Devant cette situation, plusieurs se demandent si le voisinage (lire ici «entamer de longues discussions avec notre voisin») est obligatoire…

D’une part, vous pouvez être une personne fort sociable qui apprécie la rencontre de nouvelles personnes. Le fait de partager la passion du camping avec quelqu’un vous suffit pour lancer les premières bribes d’une discussion. D’autre part, vous pouvez être une personne plus réservée, qui apprécie le camping sans nécessairement avoir envie de vous faire de nouveaux amis à chaque nouvelle sortie.

Et c’est ce qui est intéressant avec le camping! Il s’agit d’une activité de liberté, de bien-être, de relaxation, et nous avons tous nos façons de nous détendre… Petit guide afin de respecter le tempérament de chacun.

1. Saluer ses voisins n’ouvre pas nécessairement la porte à de grandes discussions.

N’hésitez pas à saluer vos voisins lorsque vous les croisez. On le sait, en camping, il nous manque parfois un article, on a besoin d’un conseil lors du montage de notre campement ou pour connaître les activités sur le site. Un simple petit «bonjour» vous permettra plus facilement d’entrer en communication avec vos voisins lors de votre séjour.

De même, apprenez à reconnaître les signes non-verbaux que les gens vous lancent. Certaines personnes ont un désir ardent d’entrer en communication avec les autres, d’autres non. Tempérez vos interactions selon la réaction des gens.

2. Respecter l’intimité de chacun.

Plusieurs campeurs apprécient entamer la conversation lorsqu’ils sont sur les voies de circulation ou dans les aires communes, mais préfèrent garder leur intimité lorsqu’ils sont sur leur emplacement de camping. En respectant cette aire privée pour chacun, nous avons moins de chances «d’envahir» l’espace des autres.

Pour les enfants qui jouent entre eux, une règle intéressante à respecter est celle qui consiste à ne pas entrer dans le véhicule récréatif ou la tente d’autres campeurs. Cette limite assure l’intimité de chacun et, on ne se le cachera pas, incite les jeunes à profiter du grand air!

3. Ne pas avoir peur de s’affirmer avec les voisins trop insistants.

Lorsque c’est fait dans la gentillesse et la politesse, affirmer clairement son besoin d’intimité ne heurtera pas vos voisins qui ont une envie trop forte de discuter. Une simple phrase comme: «Si cela ne vous dérange pas, nous nous apprêtions à préparer notre repas. Nous nous reparlerons une prochaine fois si vous le voulez bien», aura l’avantage d’exprimer clairement que vous désirez retourner à vos occupations et mettre fin au «voisinage», en plus de garder de bons liens avec les personnes qui vous entourent. De plus, cela vous évitera la frustration de ne pas profiter pleinement de votre séjour.

D’autre part, si vous désirez créer des liens avec des voisins que vous trouvez sympathiques, laissez-leur toujours une porte de sortie dans les invitations que vous leur faites: «Nous prendrons l’apéro autour de 16 heures, si vous désirez vous joindre à nous, vous êtes les bienvenus! Sinon, pas de souci, on se recroise peut-être demain matin!». Les gens ne se sentiront pas obligés d’accepter, mais verront votre intérêt à nouer une relation avec eux.

Bref, le voisinage en camping, comme en ville ou en banlieue, est une question de respect et de gros bon sens. Et même si vos envies et celles de vos voisins changent d’un séjour à l’autre ou même à l’intérieur d’un même séjour, sachez que l’interaction est souvent fort intéressante, mais n’est jamais obligatoire.

Bon voisinage! Bon camping!

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